Appareillage du port d'Anvers

Lundi 13 mai

Cette nuit a été très courte, pensant que le départ aurait lieu à 6h du matin et ne voulant rien manquer, j'ai dormi d'un œil. Finalement le départ est encore retardé pour 18h ce soir ou dans la nuit.

 

Aujourd'hui il pleut toujours sur Anvers. Depuis ce matin les marins s'affairent autour de la grue du pont arrière pour décharger les poubelles et autres, puis embarquer victuailles et matériels divers.

Le départ est confirmé, je suis sur un petit nuage.

Sensation indicible lors de l'appareillage lorsque  doucement le navire s'éloigne du quai guidé  par deux remorqueurs.

 

(voir la vidéo)

 

Puis ce sont les traversées de bassins et longs passages d'écluses. La voie à suivre est interminable dans tous ces méandres de canaux, des usines, des raffineries. C'est immense, intéressant et impressionnant mais je suis pressée de voir la  mer du Nord. Malheureusement nous y serons la nuit.

 

 

appareillage sur le quai d'Anvers
quai à conteneurs du port d'Anvers
écluse du port d'Anvers

Passage d'une écluse, port d'Anvers (voir la vidéo)

 

 Pour ne rien manquer de l'arrivée à Dunkerque, je prévois de rester éveillée le plus longtemps possible.

Donc pour commencer ce voyage au long cours, le cabotage le long de côtes belges, la mer du Nord, Dunkerque puis la Manche et le port du Havre.

 

Bien avant l'arrivée à Dunkerque, le Commandant est assisté par un pilote français transporté en hélicoptère et hélitreuillé à la proue du navire.

hélitreuillage du pilote

Mardi 14 mai

Précédé du bateau pilote, la pilotine,le cargo pénètre dans la darse du port de DUNKERQUE.

 

Prêts pour la manoeuvre d'amarrage ,les matelots sont rassemblés sur la plage arrière et avant pour mettre en place les amarres .Le navire défile lentement tandis que le canot des lamaneurs vient par bâbord puis sous la proue, pour saisir l'aussière promptement car cette manoeuvre est dangereuse au milieu des remous et courants. Sur le quai ,les autres lamaneurs récupèrent la touline lancée du cargo  et qui permet d'amener les aussières et vite les capeler sur les bittes d'amarrage ou les bollards.

La matinée a suffi pour le déchargement et le chargement de nouveaux containers.

 

Sur le pont arrière, à la poupe les matelots engagent l'amarre sur le cabestan qui la vire ; elle se raidit, dégoulinante et se met à vibrer sous la pression du treuil. C'est dangereux pour les lamaneurs sur le quai.

A Dunkerque, le temps de charger, la matinée a suffi.

Nous avons eu pour le lunch la visite prévue de l'inspecteur belge flamand pour le contrôle du bateau (cabines, qualité de l'eau, etc...).

Je me suis retrouvée entre le Commandant et l'inspecteur qui, heureusement, parlait un peu français ce qui m'a permis d'être plus à l'aise.

Départ à 13h et à nouveau passage long et lent des écluses.

Passage d'une écluse, port de Dunkerque

A la passerelle, j'ai fait la connaissance du pilote français qui est venu me parler le temps de sortir de la zone dangereuse à cause de nombreux bancs de sable visibles sur la carte et à l'oeil nu.

Il a bien sûr beaucoup navigué, plus de dix ans pour pouvoir être pilote et lui aussi rêve de franchir le canal de Panama sur un navire du même style.

 

Toujours sur la passerelle, j'ai eu droit à un café et le Commandant m'a offert des biscuits. J'apprécie toutes ces attentions.

Ce soir après le souci du passage du rail d'Ouessant avec tous ces cargos, j'ai hâte d'être loin de ce trafic intense.

La mer est calme, direction le Havre.

Mercredi 15 mai

Très court déchargement et lente remontée de la Seine et de son estuaire avec à l'aval le pont suspendu de Tancarville aperçu à l'aube avant notre arrivée au port de Radicatel et une autre merveille, naviguer au fil de la Seine sous cet impressionnant pont à haubans, le pont de Normandie. (vidéo)

Nous voilà arrivés au port du Havre Radicatel. Maintenant le navire est à quai , le long de la Seine,en toute sécurité pour tous.   Le Commandant quitte l'aileron bâbord de la passerelle   Un matelot achève de lover une aussière sur le pont avant à la proue.

Le Second capitaine rentre le poids des conteneurs embarqués dans le loadmaster et vérifie la stabilité et l'assiette du navire en fin de chargement.  Il faut aussi vérifier les twistlocks et le bon serrage des ridoirs.

Enfin nous déhalons du quai assisté du pilote et des remorqueurs et nous chenalons le long de la Seine sans incident

 

 

vue sur le pont de Tancarville
passage sous le pont de Tancarville
un navire de la CMA-CGM
le pont de Normandie
plage du Butin, près de Honfleur

Nous avançons lentement ce qui permet d'admirer le pittoresque port de Honfleur à bâbord. Passage très émouvant par sa beauté et la proximité de l'océan.

Les falaises d'Etretat à la sortie de l'estuaire et bientôt la ligne de démarcation, fleuve et mer se rejoignent. C'est l'appel du large pour une longue et inconnue navigation.

Ce mercredi,changement d'heure, déjà!

 Ce jour, le Commandant annonce une tempête imminente, beaucoup de houle, aussi il faut tout ranger et arrimer ce qui peut l'être.

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