port de Napier

Mercredi 19 juin

départ de nuit, 22h30. Rien à voir en mer et je regarde la suite de la série Kaamelott avec Alexandre Astier que j'apprécie beaucoup.

Nous faisons route vers le sud est, le port de Napier, il fait beau et on doit arriver dans la soirée. On longe la côte Est et on devine les  montagnes escarpées et désertes.

côte montagneuse de l'ile du Nord de la nouvelle Zélande
vue sur la côte de Nouvelle Zélande
arrivée à Napier

Le remorqueur s"approche au plus prés du navire pour le freiner;il se colle contre le tableau arrière.

L'équipage envoie une touline accrochée au filin .

Le remorqueur s'approche au plus prés et essaie de se maintenir au centre car les filets d'eau le déporte et risque de le malmener dans les puissants remous générés par l’hélice. Il est toujours en contact avec le pilote.

Aprés les formalités et l'autorisation de sortir du port me voilà en route le long d'une promenade arborée et de la plage et d'une  colline boisée d'Ahuriri abritant une prison très visitée car c'est un des rares bâtiments ayant résisté au tremblement de terre de 1831.

Napier est  aussi très agréable, un centre ville très commerçant, une très belle plage aménagée tout autour de la baie (Hawkes bay) et entourée de collines verdoyantes.

 

La ville a été reconstruite dans le style "Art déco"ce qui fait son charme.

rue du centre ville de  Napier
monument des alentours de napier
centre ville de Napier

Pour connaître les alentours, j'ai pris un taxi; Il y a beaucoup de fermes et les moutons bien-sûr.

Beaucoup de petits vignobles et en plaine, de nombreux maraîchers et des arbres fruitiers, des pommiers surtout.

Grâce au taxi, j'ai pu tester un très bon vin blanc dans une mission de style Victorien.

 

 (voir la vidéo)

Jeudi 20 juin

Toujours au port à cause du très mauvais temps en mer, j'en profite pour découvrir de nouveau cette ville très plaisante.

Vendredi 21 juin

Malgré la forte houle annoncée nous appareillons pour l'île du sud et le port de Nelson, escale qui n'était pas prévue non plus avant le départ, aussi ce voyage est une belle aventure.

 

Le Commandant nous informe du mauvais temps qui nous attend. Il est monté à la passerelle et demande de ralentir pour amortir le roulis ;le second est inquiet à cause du positionnement de certains containers qui risquent de modifier l' assiette donc la gîte( 30°)Les vagues arrivent par le travers .Le vent fraîchit jusqu'à souffler en tempête .Cette mer forte et désordonnée projette des paquets d'eau qui se déversent et s'engouffrent dans les travées.

 

C'est la grande houle du Pacifique!!!

Lamaneurs du port de Napier

Vérification de l'arrimage des conteneurs sur le pont.

forte houle en quittant Napier

La mer n'est pas formée, pas de moutons, ni d'écume comme en Méditerranée mais comme nous l'avaient indiqué les lamaneurs sur le quai du départ par des gestes significatifs et inquiétants, la houle est subitement importante et ce n'est pas rien .

forte houle en quittant Napier

Pour les repas c'est très compliqué et même attachés les fauteuils glissent et il faut s'accrocher fermement à la table ou plus rien ne résiste au roulis et au tangage.

 

Le Commandant et le chef Mécanicien n'ont pu l'atteindre et restent accrochés au buffet à environ 30 degrés les pieds tanqués.

Je rejoins ma cabine péniblement, ballottée entre les rampes de l'escalier heureusement étroit. Mais mauvaise surprise, elle est sans dessus dessous; les fauteuils qui n'ont pas d'attaches se promènent d'un bord à  l'autre. les tiroirs ouverts, papiers et livres dispersés.

Heureusement, je n'ai pas le mal de mer.

Le soir au dîner, c'est le minimum à table car le cuisinier a le mal de mer, donc saucisses bouillies et pour le reste, chacun se sert comme il peut; Car il a fallu tout enlever sur le buffet.

 

De retour dans ma cabine, je ne peux que rester sur mon lit mais une embardée m'a projetée assise dans le tiroir qui s'est ouvert sous le lit.

Stoppée par la table du salon après une glissade un peu brutale,  je m'en sors avec des bleus, l'épaule endolorie et un tiroir en miettes.

La mer est magnifique mais monstrueuse, elle bouillonne et je ne voudrais pas me trouver sur un voilier, aussi j'apprécie de naviguer sur ce cargo.

 

Je reste couchée pour éviter de tomber et j'avoue que là, les muscles sont sollicités et un peu de calme serait  bienvenu.

Mais Je suis enchantée de savoir que nous sommes en route pour le port de Nelson dans l'île du sud en mer de Tasmanie. Nous emprunterons le détroit de Cook , je n'espérais pas mieux.

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